La crise actuelle en France- Pourquoi n’a-t-elle aucune influence sur le cours VINCI

La crise actuelle en France- Pourquoi n’a-t-elle aucune influence sur le cours VINCI

Un avenir plus en pointillé pour l’Europe que pour la France

Depuis bientôt un an la zone euro a du mal à retrouver de la croissance, l’Euro Stoxx 50 aurait perdu depuis le début du mois de novembre 2017, près de 500 points. Toutefois, bien que la France vient en tête des titres de l’Euro Stoxx 50 avec 19 des 50 plus grandes capitalisations de la zone euro, elle semble accuser le coup de la perte de compétitivité de la zone euro. Le CAC 40 français connait en effet une fortune plus reluisante avec une alternance plus régulière de la hausse et de la baisse de son cours même si globalement la tendance reste baissière sur l’année.

Certains titres communs à ces deux indices se distinguent tout de de même depuis le début de l’année par une résistance aux aléas des marchés, affichant même parfois des performances insolentes. C’est le cas par exemple de VINCI, major européen de la construction et de la concession.

Le contexte international de la crise

La mutualisation des crises est aujourd’hui alors que les économies du monde sont toutes exposées les unes aux performances et contre-performances des autres.

Replacée dans le contexte des différents déterminants macroéconomiques du monde, cette morosité fait dire à bien de spécialistes qu’une crise majeure se profilerait. Les sources d’inquiétudes et de stress pour les marchés n’ont eu de cesse de se multiplier cette année ; elles vont de la guerre ouverte entretenue par les Etats-Unis et la Chine à la remise en question par les Etats-Unis des traités économiques avec le Canada, le Mexique, l’Europe, en passant par la hausse soudaine et forte des cours du pétrole, les crises politiques en Italie et au Royaume-Uni, ou encore la vigueur retrouvée du dollar face à l’euro. Malgré les nombreux mécanismes, il est rare de savoir la forme que va revêtir une crise économique et de savoir d’où elle partira. Mais nous pouvons d’ores et déjà tirer les leçons de la croissance soutenue sur l’année de VINCI face à toutes les menaces qui plombent les marchés français et européen.

Vinci, des filières d’investissements peu concernées par les différentes crises

Bien que le cours du brut qui s’envole ait eu raison de certaines flottes dont Air-France KLM qui a perdu jusqu’à 38% de son action depuis le début d’année, les concessions aéroportuaires demeurent elles retables. Deux pôles majeurs commandes les activités et performances de Vinci, il s’agit du Contracting (BTP c’est à dire construction et routes, énergies) et l’activité de concession ayant la gérance de 16 aéroports en Europe et des autoroutes. Au total, au premier trimestre, le trafic passager des concessions VINCI a progressé de 11,6%, puis de 7.4% au deuxième trimestre ; le troisième trimestre connait un recul du fait des conditions climatiques en Asie essentiellement avec tout de même une hausse de 2.8% par rapport au 3e trimestre 2017. Mêmes les autoroutes, les véhicules légers ont augmentés 1.8%

Du côté du Contracting, les tensions générées par le conflit sino-américain sur les métaux sont certes susceptibles de perturber le marché des BTP ; mais certainement parce que l’Europe et la Chine continuent de juguler les conséquences de ces taxes, VINCI demeurent à l’abri de leurs conséquences. Globalement, VINCI bénéficie de l’embelli du secteur des BTP en France (https://optionmag.fr/analyse-des-actions/investir-dans-laction-vinci-en-2016-2017/) porté par les rénovations entreprises par l’Etat, et aussi par les préparatifs enclenchés des J.0 2024.

Le carnet de commande de commande de VINCI enregistre au 1er semestre 2018, une hausse de 7% par rapport à l’année dernière. La branche concession est celle qui rapporte pour l’heure le plus de bénéfices (2/3) devant celle du Contracting. La croissance de 26% du bénéfice net du groupe justifie l’acompte sur dividende annoncé par VINCI pour cette année devrait être de 0.75€ par action, soit en de 8.7% et aussi les investissements avec le rachat de Lane au Etats-Unis pour un demi-milliard d’euros.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *